Ne pas banaliser la douleur

Bonjour à tous,

Dans cet article, je vais parler de ce que je connais, de l’endométriose donc, mais je pense que ce conseil : ne pas banaliser la douleur, s’applique à de nombreuses maladies.

Il ne s’agit pas ici d’incriminer qui que ce soit, ni les proches, ni les médecins, mais d’éveiller les consciences.

Très souvent, trop souvent, un patient qui souffre n’est pas pris au sérieux dans l’expression de ses symptômes. Et se mettre des oeillères de cette façon peur conduire à des conséquences plus ou moins graves.

En ce qui me concerne, j’ai souffert de règles douloureuses depuis mes 13 ans. Et il a fallu passer par une nette dégradation de mon état de santé général 12 ans plus tard pour qu’enfin, on accepte de se poser des questions avec moi.

Parce que oui, moi ça m’interpellais. Pourquoi est-ce que je souffrais autant alors que d’autres pas si c’était si normal que ça. Parce que l’on a appris aux jeunes filles que oui, les règles ça fait mal, et qu’il faut supporter cette douleur en faisant bonne figure. Parce que quelque part, ce serait le signe que tout allait bien du côté de la féminité et de la fertilité.

Eh bien surprise, tout n’allait pas bien, et tout ne va pas bien aujourd’hui, parce qu’hier la question ne se posait pas. Et non, c’est vrai, il ne faut pas non plus aller dans l’autre extrême et tout dramatiser.

Simplement, être conscient de la douleur (ou d’autres symptômes d’ailleurs) être capable, savoir la jauger et définir lorsqu’elle n’est plus acceptable, lorsqu’elle n’est plus normale, c’est indispensable.

Pour éviter au maximum de personnes de souffrir, physiquement, et psychologiquement. Pour éviter à des proches d’assister au déclin de personnes qu’ils aiment en de sentant impuissants.

Et pour ça, il est nécessaire d’informer, parfois de s’indigner, ou de choquer. Il est nécessaire de se battre pour ne pas être relégué au second plan, et ne pas être pris en compte dans son propre parcours de soin. Souvent, nous avons au moins une idée de ce qui peut être bon pour nous, et nous devons pouvoir le dire. Et lorsque nous ne savons pas, nous avons besoin de nos proches, de professionnels formés à nous guider, à nous soigner correctement.

Alors non, ne banalisons pas la douleur. Quelle qu’elle soit !

Et pour aller plus loin : www.endofrance.org

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s